Impromptus légers

Pensées imagées et sans conséquence...

25 mai 2007

Le grain, l'eau et la poussière

Plage

(Plage du Val de Saire, Cotentin, été 04)

Le temps est, paraît-il, notre pire ennemi (et plus particulièrement celui de la femme dixit les magazines qui ne voient pas plus loin que le creux de la ride). Je ne l'oublie jamais, au point de pouvoir vivre sans montre en sachant toujours l'heure exacte, au point de ne pas savoir être poliment en retard, au point d'avoir souvent l'impression de tenir ma vie en tête d'un bout à l'autre. Je ne laisse rien filer et l'accumulation du tout, vécu et pensé, entrave parfois la marche légère des jours. Mais à force de passer le temps est aussi devenu un allié, car je réalise maintenant que je compte sur lui et avec lui. Passer à autre chose, continuer sur sa lancée, espèrer, projeter. C'est l'ami implacable avec qui tout passe, le meilleur comme le pire, mais avec qui tout revient, à l'image du ressac, qui efface et refait la même trace. Du moins presque la même... et cette différence est sans doute la chose la plus rassurante et la plus terrifiante qui soit, car un jour elle finit par s'appeller absence.

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14 mai 2007

La vie rêvée du président

happy

("Teletubbies et Bisounours, notre futur")

Ce matin j'ai accepté un "gratuit". Ces journaux ont un côté news du net, petits encarts vite écrits vite lus sans développement conséquent, qui ont juste le mérite de remplir le temps d'un trajet en métro. Mais celui-là valait son pesant de cahouètes ! Et je me devais de partager mon bonheur à tous ceux qui n'ont pas eu la chance de lire cette édition spéciale de l'Economie matin.
Ce numéro exceptionnel parle, ni plus ni moins, du bilan fiction 2007-2012 de notre cher-nouveau-président. Je raconte. Une quarantaine de petits articles imaginent ce que sera notre futur proche. Tous les domaines sont abordés : l'Europe, l'e-commerce, la bourse, la société, les voyages sur la lune, le salaire du président (dérisoire), la gauche qui se cherche. La version net fait plus sérieuse, sur le papier ça parait léger et sucré comme un programme pour enfants (par contre rien sur le social ? Ils ont dû oublier ;=) Et donc tout va se passer merveilleusement bien ! (Pour nous le peuple, pas forcement pour le président. Subtil subtil !). C'est réellement "le retour de la France qui gagne". Bon, quand même quelques petis bémols parci parlà parce que, sinon, on pourrait ne pas y croire. Par exemple nous ne serons pas tous propriétaires. Ben non quand même ! Juste 62 % des français. Et les étudiantes mères de famille rateront toujours leur ascension social (il y avait un message dans cet article ?). Et puis il y aura bien quelques manifs de mentionnées et l'obésité restera un fléau. Mais quand même !!! Nous serons servi par des robots à la K.Dick et des réfrigérateurs intelligents, la Défense va devenir bio, Georges Cloney jouera James Bond et les chômeurs rapporteront de l'argent aux actionnaires ! Que ça va être chouette le futur !!!
Mais une fois redescendu du nuage on se demande à quoi sert ce papelard. Bourrage de crâne, méthode Coué, plaisanterie d'un nouveau genre ? Ou alors les Français sont-ils devenus, en une semaine, de grands enfants qu'il faut bercer d'illusions et protéger de la réalité ? Rien n'est commencé et on nous fait déjà miroiter un bilan du style "plein les yeux" ? Pourquoi je pense à "1984" tout à coup ?
En tout cas, ne me demandez pas ce journal : je le garde. La presse, même économique, ça devient vraiment rigolo ;=)))

Posté par lydiel à 21:28 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2007

Gros temps

Tour_M

(Haut de la Tour Montparnasse, Paris, avril 07)

Recherche optimiste perdu en mer dans les vents contraires.

Posté par lydiel à 16:52 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2007

Vous êtes prêts ?

ciel6

Alors, vous êtes prêts à retrousser vos manches ? A suivre ce grand élan démocratique ? A y croire, à y travailler ?
Ce soir je pense à ma mère, femme de ménage, qui remplit sa journée d'employeurs pour un salaire minimum. Elle le supporte malgré tout son métier pénible payé au plus bas, mais elle ne cherche pas à gagner plus. Elle les caserait où les heures de ce travail qui use bien avant l'âge ? La nuit ? Surtout que lorsqu'elle rentre, le soir, à 19h45, ce qu'elle souhaite avant tout c'est travailler moins pour être sûre, un jour encore lointain, de pouvoir profiter de sa retraite sur ses deux jambes. Et le programme, maintenant, pour améliorer sa qualité de vie, c'est quoi déjà ? Se lever encore plus tôt et travailler encore plus ? De toute façon, les heures sup ça ne marchent pas dans sa branche. C'est juste des journées sans fin payées au même tarif de misère. Allez, je tente mon pronostic : demain, le soleil ne va pas briller pour tout le monde pareil.

Posté par lydiel à 22:21 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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