Impromptus légers

Pensées imagées et sans conséquence...

03 mars 2007

Urbi et orbi

Brume_d_hiver

("Brume d'hiver", peinture à l'huile, 93X72, mars 07)

Avant que ma satisfaction ne passe, voici ma dernière peinture.
Trop vide, trop grand, trop de rien diront certains. Devant ce genre de représentation, il y a ceux que l'absence de personnage inquiète, il y a ceux que l'espace, trop présent, angoisse, et il y a ceux qui éprouvent une fascination, comme une envie de se projeter dedans.
En peinture comme en photo, pour cadrer un paysage se concentrer sur un détail, un premier plan, un élément pittoresque rassure (on sait où on est) et facilite la tâche. Ceux qui ont photographié la mer avec une ligne droite comme seul point d'appui savent la subtile difficulté de limiter l'espace tout en gardant la beauté du moment. Alors ça tient à quoi cet interêt pour autant d'air ? A la lumière essentiellement. Du moins dans mes représentations. M'attacher à l'espace me ferait tendre vers l'abstraction mais je n'ai pas un goût trés développé pour la froideur des vues de l'esprit. Se concentrer sur la lumière est un travail sur l'émotion, le ressenti, et indirectement sur le temps qui passe. D'où, peut-être, l'angoisse que cela suscite chez certains.
A en parler, je trouve maintenant que la trace d'humanité est un peu trop envahissante dans cette plaine. Mais on peut la voir comme un guide, un support qui dirige le regard dans le paysage. Et qui peut aider les inquiets à se raccrocher à une réalité plus matérialiste en donnant une échelle à notre petite mesure humaine.
(la photo n'est pas floue, mais la peinture oui).

Posté par lydiel à 11:25 - Que dit la peinture... - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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